
Un atelier consacré à l’évaluation et à la relance de la zone franche de Nouadhibou s’est tenu aujourd'hui mardi 5 mai 2026 sous la présidence du ministre des Mines et de l’Industrie, Eddi Ould Zein, en présence du président de l’Autorité de la Zone Franche, Diagana Issaga.
Etaient également présents à cette rencontre visant à dresser un bilan des performances de la zone depuis 2013 et à définir une orientation stratégique assortie d’un plan d’action pour les prochaines années, en cohérence avec la loi adoptée en 2024 et les réformes engagées, les autorités locales, des élus ainsi que de représentants de l’administration, du secteur privé et des services techniques.
La rencontre vise à dresser un bilan des performances de la zone depuis 2013 et à définir une orientation stratégique assortie d’un plan d’action pour les prochaines années, en cohérence avec la loi adoptée en 2024 et les réformes engagées.
Dans son intervention, le ministre a mis en avant le positionnement géographique de Nouadhibou, à la jonction des échanges entre l’Afrique du Nord, l’Afrique subsaharienne et les marchés internationaux, tout en soulignant que cet atout reste contraint par des faiblesses structurelles, notamment une coordination insuffisante entre les acteurs, des ressources limitées et une concurrence accrue pour l’attraction des investissements. Il a rappelé que les réformes en cours visent à renforcer l’orientation exportatrice, soutenir l’industrie nationale, favoriser la création d’emplois durables et améliorer le climat des affaires.
Le président de l’Autorité de la Zone Franche a, pour sa part, présenté un bilan de la période 2013-2024 en mettant en avant les investissements réalisés dans les secteurs portuaire, logistique, halieutique, industriel et des services ainsi que les efforts publics en matière d’infrastructures, tout en estimant que les évolutions économiques actuelles imposent une adaptation plus profonde du modèle de la zone.
Les échanges ont fait ressortir un diagnostic contrasté après plus d’une décennie d’activité, marqué par des avancées comme l’amélioration des infrastructures portuaires et un début de dynamisme économique perceptible à travers l’attraction d’investissements et la création d’emplois, mais aussi par des limites persistantes liées à l’insuffisance des infrastructures de base, notamment l’accès à l’eau potable, la couverture numérique, le réseau routier et les capacités portuaires, auxquelles s’ajoutent le coût élevé et la fiabilité limitée de l’électricité ainsi que l’absence d’un système d’assainissement structuré.
Sur le plan réglementaire, les participants ont relevé une instabilité persistante caractérisée par des divergences d’interprétation de la loi de 2024, en particulier sur le périmètre des exonérations et la définition des activités de transformation, ainsi que par l’existence de charges parafiscales jugées pénalisantes pour la compétitivité à l’export et de procédures administratives redondantes.
Les travaux ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires pour la relance, portant sur le renforcement des infrastructures essentielles, la clarification et la stabilisation du cadre réglementaire et fiscal afin de restaurer la visibilité pour les opérateurs, ainsi que l’élargissement de l’approche de valorisation économique au-delà de la seule transformation industrielle, en intégrant des segments à plus forte valeur ajoutée tels que la chaîne du froid, la labellisation et le marketing des produits.
Les conclusions de l’atelier doivent alimenter une étude stratégique en cours, dont les résultats sont attendus dans les prochaines semaines, avec pour objectif l’élaboration d’une feuille de route pour la période 2026-2030, assortie de mesures opérationnelles et d’indicateurs de suivi, afin de renforcer la performance de la zone et son rôle dans le développement économique















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